La Bergerie Céramiques

LE FAUX GRES

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Du faux grès signé, ce n'est pas courant...

 

 

 

 

Le faux-grès.

 

Le faux-grès est apparu massivement à Vallauris dans les années 70, et a accompagné la ville tout au long de sa décadence. Aujourd’hui, il n’en reste quasiment plus rien,  et personne ne le regrettera.

Il semble que cette production se soit présentée comme une réaction aux réalisations colorées des années 50 et 60, qualifiées désormais de « kitch ». Tout-à-coup, ces objets, qui frappaient l’œil dès que l’on arrivait à Vallauris , ont été atteints d’une sorte de rejet : on les a considérés comme le symbole du mauvais goût et du ridicule, ce qu’ils étaient peut-être.

On ne peut pas dire que l’on ait gagné au change : à l’exubérance des formes et des couleurs, a succédé une morne grisaille, uniforme et généralisée.

Beaucoup de producteurs se sont mis au faux-grès avec enthousiasme, à telle enseigne que les boutiques se ressemblaient toutes. Beaucoup d’observateurs supposent que la décadence de Vallauris a commencé avec l’arrivée du faux grès. Etait-ce une cause, ou une conséquence, dernier effort désespéré de se remettre dans la course ?

 

 

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Qu’est-ce que le faux grès ? Une céramique produite à la chaîne, cuite à basse température, contrairement au grès lequel est produit sous une haute chaleur, résistant peu aux chocs et supportant souvent mal  la présence de liquides…

C’est une terre blanche ou rouge, généralement moulée ou estampée, recouverte d’un émail beige terne, sur lequel était souvent projeté mécaniquement un mouchetis un peu plus foncé censé donner l’apparence du grès. Le tout était triste, répétitif et généralement d’assez mauvaise qualité.

Avec le faux grès, Vallauris a plongé dans l’anonymat d’une production sans personnalité, passant ainsi d’un extrême à l’autre : autant les productions dites « kitch » ne pouvaient tromper sur leur origine, autant le faux grès aurait pu provenir de n’importe où. Ce qui fut parfois le cas, avec des importations de divers pays, comme la Tunisie.

Cette production de masse a laissé peu de traces : produits de consommation, sans aucun intérêt esthétique, qui ont rejoint la poubelle dès que leur état ou la lassitude en a proscrit l’usage.

Malgré une production jadis massive, il est aujourd’hui assez difficile de s’en procurer des restes. Mais qui s’en plaindrait ?

 

 

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25/09/2013
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