La Bergerie Céramiques

"Municipales 2020" : quel avenir pour Vallauris ?

Tous les six ans, à l'occasion de l'élection municipale, on se prend à rêver : va-t-on enfin trouver la perle rare qui, alliant savoir-faire, esprit de finesse et droiture, aimant assez les gens, allant au contact sans démagogie, entourée d'une équipe de fines lames aux compétences variées et à l'efficacité redoutable, saura trouver les recettes pour, dans l'enthousiasme général, remettre cette malheureuse cité sur la voie de l'avenir radieux ?

Depuis un demi-siècle, les programmes électoraux sont un copié-collé aux variations infinitésimales. On a droit au "bilan" calamiteux de l'équipe précédente (parfaitement justifié par ailleurs), chacun montrant du doigt l'autoritarisme, l'incompétence et la gabegie du prédécesseur. Exercice d'autant plus aisé qu'il repose sur des réalités.

Et puis, suit le catalogue des "solutions"...Et là, c'est la misère.

Tout y passe, depuis "assez de béton" jusqu'à "revitaliser les centres-villes" et "rétablir la sécurité". Des idées concrètes ? Jamais, à part quelques foutaises irréalistes.

La carence en idées neuves est dramatique, et proportionnelle au nombre de candidats.

Bien entendu, on n'échappe pas au "Je serai à votre écoute, rien ne se fera sans demander votre avis", qu'il faut traduire par "la mairie sera un bunker, ne vous avisez pas de venir me casser les pieds avec vos petits problèmes ou vos idées à la noix"...

Une caractéristique est commune à beaucoup de ces candidats : l'absence dramatique de sens de l'humour, de modestie, de recul par rapport à soi. On est dans le royaume des certitudes et de la rigidité. Le manque d'autocritique est tel, que les anciens élus, qui ont pourtant si mal mené la barque, se bousculent pour être à nouveau présents sur des listes, et, le pire, c'est qu'on se les arrache. 

"La critique est aisée (etc.)", "vous n'êtes jamais content", "que proposez-vous, si vous êtes si malin?", voilà ce que j'entends. A quoi je réponds "Oui, la critique de telles nullités crasses est en effet aisée", "et pourquoi devrais-je être content d'incapables qui se succèdent de mandat en mandat?" et "je ne propose rien du tout, ce n'est pas mon rôle, je n'en ai ni les capacités ni l'envie, je me contente d'observer que ceux que l'on paie pour ça le font mal"...

Ou plutôt, si, j'ai une solution : il y a 36 000 communes en France, contre 11 200 en Allemagne, 8 100 en Italie et en Espagne, beaucoup de pays , l'Autriche, le Belgique, la Bulgarie, ont diminué le nombre de communes de façon spectaculaire (la Belgique, de 2 700 à 600 ; la Suède, de 2 300 à 300). La France compte 40% des communes de l'Union Européenne, avec une moyenne de 423 habitants contre 11 000 en Belgique...

Vous m'aurez compris : la commune de Vallauris n'est tout simplement pas viable, et incapable de dégager des élites aptes à la redresser. Une solution raisonnable consisterait à la rattacher à la commune de Cannes, admirablement gérée.

La première conséquence de cette solution serait de réaliser des économies énormes sur la technostructure (élus hors de prix et personnel municipal pléthorique et mal employé).

Le reste viendrait naturellement, les éléments archaiques vallauriens étant noyés par le flot de nouveaux dirigeants intégrés au siècle.

Je sens que je vais encore me faire des amis...Pourtant, cette évolution me paraît inéluctable...Dans 50 ans, peut-être...

 

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18/03/2019
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